Si Dieu veut, toujours droit devant, nous irons jusqu'à San Francisco"
C'est dingue, hier encore je n'avais rien à dire, que ce soir je ressens un tas de sentiments nostalgiques. Je pense à nous, gens de bientôt 20 ans. 20 ans...20 ans...Certains d'entre nous les ont déjà ! 20 ans...20 ans...
Je vois ma soeur qui grandit, et mon frère qui grandit. Mais je la vois surtout elle, car je me vois en elle à son âge. Ce n'est pas il y a si longtemps tout de même, mais ma vie, nos vies ont tellement changé depuis l'entrée au collège que du coup en y réfléchissant bien, je n'arrive pas à y croire. Je crois bien que c'est la première fois que je me concentre sur le sujet et que j'en reçois le tournis car pour la première fois je peux affirmer n'avoir pas senti le temps passer. A son âge ? A 11 ans...c'était le début des sentiments de la vie, les garçons, les mauvaises notes, les bulletins, les déceptions, les joies, les fou rires, ralala les fou rires ! Les amis ! Au collège on pensait qu'on avait trouvé nos amis pour la vie, n'est-ce pas ? On regardait des séries douteuses sur l'amitié, l'amour et on pensait y voir notre avenir. Mais finalement, que s'est-il passé ? Des chemins qui se séparent, des caractères qui ne s'entendaient plus, des rencontres nouvelles, des projets différents...Mais malgré tout on garde ces souvenirs encrés en nous comme pièces témoins de ce que l'on est aujourd'hui.
Quand aujourd'hui, en deuxième année de fac d'anglais, en heure de chinois (mais franchement, ça, qui l'aurait cru au collège ?!), j'ai un fou rire avec Aurore, il m'arrive de revoir des fou rires de primaire ou collège avec Sarah. Toujours on trouve quelqu'un avec qui se marrer comme jamais, mais jamais les gens ne restent pour rire avec nous pour toujours.
Ce n'est pas triste, c'est la vie, avec ses obstacles, ses joies, on reste à jamais en quête de quelque chose et aujourd'hui on a enfin l'âge pour commencer la quête de notre vie.
J'irai jusqu'à San Francisco, si le destin en décide ainsi.
